La thérapie laser… un must en physiothérapie du sport

Nathaly MERMET

Journaliste scientifique et médicale

Nathaly-MERMET

Le laser pourrait peut-être prendre ombrage de « nouveautés » mises régulièrement sur le devant de la scène, mais il reste et restera un outil thérapeutique précieux dans de très nombreuses situations (pour ne pas dire presque toutes!). Utilisé tant en amont des soins pour “préparer le terrain” qu’en aval pour soulager de manipulations proches du seuil de la douleur, le laser s’impose comme une technologie incontournable. Les sportifs – même s’ils sont loin d’être les seuls- figurent parmi les grands bénéficiaires !

Par exemple Qui de mieux pour en parler qu’un ancien sportif de haut niveau, professeur d’activités physiques adaptées, devenu masseur-kinésithérapeute en 1994. Après sa participation aux jeux Olympiques d’Atlanta (1996) et 10 années en équipe de France d’aviron (avec 4 médailles mondiales à la clé), Stéphane Guérinot choisit assez naturellement d’intégrer la physiothérapie au sein du cabinet Kiné Lyon Sport créé en 1998 avec quelques confrères diplômés MK. Un cabinet qui compte actuellement 7 kinés, principalement orientés sur la rééducation des traitement orthopédiques, rhumatologiques et les désordres physiques posturaux, à quoi s’ajoute ensuite le réentraînement à l’effort et la préparation physique.

Stéphane Guérinot kinésithérapeute à Kiné Lyon Sport

Objectif complémentarité

“Il y a beaucoup de choses que la main de l’homme ne peut pas faire” déclare Stéphane, citant parmi les nombreux exemples le traitement du psoas qui, de par sa localisation anatomique, est inaccessible. Un cas typique d’utilisation du laser. “Le fait de le stimuler avec de la lumière laser spécifique en profondeur permet de calmer la douleur et l’inflammation avant que le système ne s’emballe et entraîne d’autres troubles” explique-t-il, rapportant qu’outre masser en amont de l’acte thérapeutique pour détendre, étirer, échauffer et renforcer, il utilise désormais presque systématiquement le K-laser de manière complémentaire. 

“Par exemple pour les douleurs cervicales, la préparation avec le laser permet ensuite de toucher la zone pour effectuer des soins” indique Stéphane, soulignant que sans préparation il s’agit d’une partie du corps très délicate à manipuler. Dans le cas de “cervicales coincées” comme de ”dos bloqué’, le laser permet ainsi de lever les spasmes 

musculaires et articulaires  inflammatoires grâce au relâchement eutonique des tissus qu’il procure. 

Physiologiquement, l’effet de la chaleur sur le système vasculaire engendre un moindre effort pour la thermorégulation, et de fait une décontraction musculaire.

Un outil essentiel de la mallette thérapeutique

Non seulement le laser est un allié précieux préalablement au geste thérapeutique de kinésithérapie ou d’ostéopathie, mais il est également intéressant à l’issue du soin. “Le laser crée un terrain de réharmonisation et favorise le retour à l’équilibre” affirme Stéphane Guérinot, soulignant son effet remarquable sur l’équilibre circulatoire liquidien des tissus. Dans le cadre d’une intervention chirurgicale, notamment chez le sportif pour lequel s’immiscent des exigences temporelles, le laser va être utilisé en pré-opératoire pour préparer les tissus au geste (ligamentoplastie, pose de prothèse…), puis en post-opératoire pour favoriser le dégonflement de l’oedème et la cicatrisation.

Au secours de pathologies multiples

Les pathologies sur lesquelles agit le laser sont nombreuses : contractures, tendinites, lombalgies, sciatiques, polyneuropathies, etc. L’activité du cabinet Kiné Lyon Sport étant composée pour un tiers par la prise en charge de patients sportifs, un tiers par la traumatologie et un tiers par la rhumatologie, le laser est quant à lui en activité permanente ! “L’avantage est que le traitement est court, de 1 minute à 7 ou 8 minutes pour un dos endolori, donc nous l’utilisons au quotidien pour la quasi-totalité des patients” indique Stéphane, fervent défenseur de la technologie laser, qu’il met d’ailleurs régulièrement en oeuvre sur lui-même pour soulager des articulations mises à l’épreuve d’une vie sportive intensive.