Interview d’une thérapeute
« testeuse » de solutions thérapeutiques

Marie RECOULES

Masseur Kinésithérapeute

L’interview du Thérapeute Testeur est un RDV désormais mensuel ! Partons ce mois-ci dans l’ouest de la France, plus précisément en Charente-Maritime où nous sommes allés à la rencontre de Marie RECOULES, masseur-kinésithérapeute en zone rurale depuis plus de dix ans à PONS. Au contact de patients de tous profils, elle a développé progressivement son cabinet pour proposer aujourd’hui une offre thérapeutique large et centrée sur les résultats. Elle a bien voulu répondre à nos questions…  

KMT. : Bonjour Marie, pouvez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Marie RECOULES : Bonjour à toutes et tous ! J’ai été d’abord diplômée MKDE en 1998 à l’école Paris Lariboisière, avant de commencer par une activité libérale dans un cabinet de groupe (rhumatologie et gériatrie principalement) dans les Bouches du Rhône, où je me suis formée à l’ostéopathie puis à l’approche sensorielle (Somato Psycho Pédagogie). Puis j’ai ouvert mon cabinet actuel en zone rurale de Charente Maritime, en 2010 (avec au départ une activité mixte pendant 18 mois, en cabinet et en service pédiatrie-maternité). La patientèle du cabinet étant très active et issue de métiers physiques, je me suis progressivement tournée vers des formations plus dynamiques (ex. la réathlétisation).

Aujourd’hui je travaille seule au cabinet, mais en lien étroit avec d’autres professionnels de santé (MK spécialisés, ostéopathes, chiropracteurs, podologues-posturologues, psychologues…), ce qui me permet d’être concentrée sur ce qui m’anime le plus : la rééducation en mouvement, avec une pédagogie adaptée à chacun qui inclue à la fois la physiothérapie et surtout l’approche manuelle.

KMT. : Comment avez-vous « pensé » votre cabinet en termes de choix matériel, au regard de la patientèle que vous accueillez quotidiennement ?

M.R. : Le choix de matériel s’est fait progressivement, en fonction de mes moyens financiers et des besoins de mes patients. J’ai commencé avec les basiques (ultrasons, électrostimulation, petit matériel de rééducation, espalier, tapis, vélo…). Puis, devant les compétences physiques de mes patients et une augmentation des soins en traumato et en orthopédie, j’ai souhaité équiper le cabinet avec un matériel plus adapté à leur force, en apportant à mes patients des éléments objectifs de progression (KINEO, Myolux ou encore Game Ready pour les post-op). Je souhaiterais à ce jour agrandir mon cabinet afin d’ajouter à la rééducation, la pratique du sport santé (reconditionnement physique entre pathologie et pratique sportive) avec de nouveaux investissements dans ce sens.

KMT. : En tant que thérapeute, quel regard portez-vous sur la multiplication des solutions technologiques désormais accessibles en physiothérapie, et sur leur efficacité ?

M.R. : Je suis ravie de constater que de nouvelles technologies se développent en physiothérapie. Le champ d’action du kinésithérapeute est très large, les patients tous différents et je trouve très enrichissant pour l’offre de soin que différentes solutions nous soient proposées.

 Cela nous permet de faire des choix en fonction de nos affinités et de nos patients. L’efficacité de ces outils reste à expérimenter, difficile de se faire une idée objective, les études proposées par la recherche se contredisent parfois. A chacun de tester et d’en tirer ses conclusions je crois, car j’ai l’idée que ne resteront que les technologies les plus efficaces (les effets de mode passent…). 

KMT. : Pour quelles raisons avez-vous accepté de rejoindre le groupe de « thérapeutes testeurs » KINESMASTER T’ ?

M.R. : J’ai souhaité rejoindre le groupe de « thérapeutes testeurs » car j’ai un sens critique très développé, et je suis toujours à la recherche de l’action la plus juste possible pour chaque soin dans la limite de mes moyens.

Tester du matériel dans la dynamique de groupe de MK proposée par le réseau KINESMASTER T’ est une belle opportunité pour découvrir concrètement et de manière neutre les nouveautés qui s’offrent à nous. En effet, j’ai toujours trouvé difficile de prendre des décisions face à des commerciaux, j’ai plus confiance en l’expérimentation critique et objective de professionnels concernés. J’aime l’idée que, tout comme le milieu médical, nous allons pouvoir participer activement et main dans la main avec les fabricants à l’évolution pertinente de notre matériel.

KMT : Si vous avez le choix, quelle solution thérapeutique souhaiteriez-vous tester prochainement et pourquoi ?

M.R. : Je souhaiterais tester la thérapie Laser pour le prochain groupe testeur, d’ailleurs j’ai eu plusieurs échanges à ce sujet qui me laissent dans l’expectative.  Personnellement, je ne suis pas partisante d’accélérer les processus physiologiques non pathologiques pour récupérer plus vite, on a déjà pu constater avec les AINS que la cicatrisation était plus rapide mais de moins bonne qualité, on s’interroge également sur le froid en ce moment. 

J’aborde donc la physiothérapie comme une aide pour un corps qui peine à trouver seul sa solution « réparatrice », un soutien en cas de défaillance plus qu’un booster d’une récupération « normale ». J’aimerais donc me faire ma propre idée et profiter des résultats du groupe. Il me parait donc plus difficile d’objectiver ses effets que ceux du pistolet de massage par exemple… J’attends de voir ce que le réseau KINESMASTER T’ nous proposera comme prochaine évaluation de matériel.

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