Prise en charge d’un syndrome douloureux rotulien avec KINEO !

Ambre BENEDETTO

Préparatrice physique

Le Syndrome Douloureux Rotulien (SDR) est la cause d’un dysfonctionnement biomécanique de l’articulation à l’origine de douleurs relatives aux contraintes exercées sur la rotule, par exemple lors d’une position assise ou accroupie prolongée ou de sauts à répétition pendant une activité sportive. Parmi les facteurs de prédisposition, le SDR peut être associé à un déséquilibre postural mettant en évidence une rotation médiale associée à une adduction de la hanche et du genou. Un déficit des quadriceps, avec notamment un retard d’activation du vaste médial, peut expliquer l’augmentation la contrainte sur l’articulation.

Dans ce contexte, un renforcement musculaire progressif (avec maîtrise des contraintes exercées sur la rotule) doit être mis en place pour lever notamment certaines inhibitions motrices. Pour cela, le système de charge intelligente et variable KINEO constitue une solution adéquate… Nous allons voir ensemble en quoi KINEO propose des alternatives pertinentes et originales dans la prise en charge d’un Syndrome Douloureux Rotulien, en répondant à trois questions en lien.

« Au même titre qu’une machine isocinétique, peut-on aussi faire un bilan de force des quadriceps et des ischio-jambiers avec KINEO ? »

Oui ! Avec KINEO, il est possible d’évaluer la force en chaîne cinétique ouverte à partir du Leg Extension et du Leg Curl, respectivement pour les quadriceps et les ischios-jambiers. Pour une évaluation dynamique de la force maximale (avec trois répétitions successives), nous utiliserons le mode VISQUEUX. La charge finale va dépendre de la vitesse d’exécution du mouvement et du niveau de résistance choisie, en fonction du profil du patient.

KINEO propose une analyse détaillée de chaque répétition maximale : pic de force sur l’amplitude, angle de force maximal, moyenne de force sur l’amplitude, pic de vitesse, moyenne de vitesse…. et affiche également une analyse des courbes de chaque répétition (force, vitesse, puissance au cours du temps). A partir de ces données, peuvent être déterminées un ratio quadriceps et ischio-jambiers rapporté au poids du corps, et un ratio fonctionnel IJ/Q*. Il est également possible d’accéder à un comparatif entre jambe gauche et jambe droite, avec un différentiel calculé automatiquement.

*Ratio non valide scientifiquement

« Avec KINEO, pourrait-on évaluer la force de l’ensemble des muscles des membres inférieurs, même les moyens fessiers ? »

Si le renforcement du vaste interne du quadriceps est au cœur de la prise en charge du SDR, on sait aujourd’hui qu’il est nécessaire d’effectuer en parallèle un renforcement des abducteurs de hanche, dont le moyen fessier, pour agir de manière globale sur la correction de la posture. En effet, le renforcement des moyens fessiers permet de lutter contre l’effondrement postural (Rambaud, 2013).

Avec la partie fonctionnelle (Pulley + Squat) de KINEO, il est possible de réaliser des tests de force sur des exercices fonctionnels. Ainsi, l’exercice qui permet de solliciter le plus les moyens fessiers est la mobilisation des abducteurs de hanche en position décubitus latéral (Macaskill, 2014). Pour la réalisation du test, il faut se mettre en position décubitus latéral et exécuter un mouvement d’abduction de hanche. A partir de l’onglet TESTS disponible sur KINEO, on peut effectuer le test soit en Mode ISOMETRIQUE, soit en dynamique avec le Mode VISQUEUX (sur 3 répétitions). Et, comme avec les Ischio-jambiers et les quadriceps, il est possible d’accéder à une analyse détaillée des données.

« Qu’est-ce prouve que KINEO est la solution des problématiques de « passage douloureux » lors de la rééducation d’un patient dans ce contexte ? »

Voici la solution que propose KINEO dans ce contexte, grâce à son exclusivité technologique : la « CHARGE VARIABLE »… L’utilisation de ce mode permet de s’affranchir d’un passage douloureux et de diminuer les zones d’inhibition lors du mouvement en diminuant la charge sur les angles de travail sensibles, tout en stimulant d’un point de vue neuromusculaire le quadriceps sur l’ensemble de son amplitude.

Première étape, on peut réaliser un test dynamique de force sur Leg Extension (sur 3 répétitions avec le mode « VISQUEUX ») puis observer les courbes. Elles mettront en évidence les zones douloureuses ou en déficit de force (pour cela, le test doit être réalisé avec une viscosité élevée). Pour rappel, une personne qui n’a pas de déficit sur les quadriceps va avoir une parabole avec un pic de force avoisinant les 60° sur un test de Force Maximale Concentrique (contrairement à l’exemple ci-dessous).

Seconde étape, on va exploiter le mode « CHARGE VARIABLE » afin de stimuler le muscle sur toute l’amplitude de mouvement sans créer de douleur au patient lors du passage « sensible ». On va ainsi progressivement combler ce creux et permettre au patient de regagner en force sur cette angulation spécifique.