A cas clinique complexe … Approche complète en chiropraxie et thérapie K-Laser

Vincent RENARD

Chiroprateur

Lorsque la chirurgie, employée à deux reprises, ne propose plus de solution, mais que la douleur et l’infirmité liées au syndrome des loges sont quant à eux bien présents …n’y a-t-il donc plus aucune perspective, aucun espoir? Pourquoi ne pas se tourner alors vers la chiropraxie, avec une approche beaucoup plus globale? C’est le cas clinique très encourageant que partage avec nous Vincent Renard, chiropracteur à Sens.

“ Le patient de 67 ans que je prends en charge depuis maintenant 4 semaines n’est en réalité pas du tout venu initialement me consulter pour un syndrome des loges ….mais pour une entorse de cheville et le début d’une maladie de Depuytren*” explique V. Renard, qui a aussi été le porte-parole de l’Association Française de chiropraxie jusque début 2019. Or l’intérêt – tout particulièrement en chiropraxie, dont c’est l’une des “revendications” majeures- est de considérer le patient dans sa globalité. Et il ressort dans l’histoire médicale de ce patient, dès la première consultation, qu’il avait subi 7 ans auparavant (en 2013) une intervention chirurgicale avec ouverture des loges latérales et postérieures sur les deux jambes suite à un diagnostic de syndrome des loges bilatéral. Si l’opération a dans un premier temps permis de soulager la douleur au niveau des mollets en libérant la surpression qui s’exerçait sur les tissus aponévrotiques internes des loges musculaires …cette même douleur est progressivement réapparue après quelques années. “Il y a encore 4 semaines en arrière, ce patient ne pouvait pas monter les escaliers et souffrait dès qu’il était confronté à un terrain légèrement incliné” rappelle Vincent Renard. 

Action : 3 en 1

Le constat étant dressé (et donc élargi au regard de la motivation pour la première visite!) il s’agit d’apporter des solutions afin de redonner toute sa (ou plutôt ses) mobilité(s) au patient en gérant l’ensemble de ses troubles musculo-squelettiques après un examen complet (orthopédique, neurologique, postural). Or l’examen présentait des symptômes imputables au syndrome des loges ou un début de canal lombaire étroit. Le praticien décide alors de ne négliger aucune piste et entreprend une prise en charge chiropratique utilisant notamment la flexion-distraction ou technique Cox ainsi que la thérapie K-Laser (Cube 30 Plus). Le but étant à la fois de redonner de la souplesse et de la mobilité à la colonne lombaire sans oublier les symptômes localisés au niveau de la loge postéro-latérale des deux mollets. Il utilise également le laser en action plus ciblée au niveau mollets et mains après avoir défini la surface de la zone à traiter, ainsi que pour l’entorse de cheville traitée en parallèle et sans difficulté. 

“L’avantage est qu’avec un seul outil il est possible de choisir d’obtenir une action antalgique, lymphatique ou circulatoire” note V. Renard, appréciant par ailleurs que les nouveaux modes de traitement permettent de délivrer trois fois plus d’énergie en deux fois moins de temps, ce qui permet en une séance de traiter les différentes composantes du tableau clinique. Concernant le syndrome des loges, qui selon son diagnostic serait incomplet mais possiblement en lien avec une fibrose des tissus lors de la cicatrisation post-opératoire (à noter que le chirurgien n’a pas fait réaliser de nouvel examen objectivable, mais n’avait pas de solution à proposer au patient), il convient d’effectuer une action anti-douleur, anti-inflammatoire et de libérer les adhérences tout le long du septum intermusculaire. “Dans le choix de ce traitement, basé sur une stimulation à la fois superficielle et profonde, l’hypothèse de travail est que les symptômes soient partiellement corrélés avec la gêne au niveau de la colonne lombaire” indique Vincent.

Résultat des courses?

Sans jeu de mot …car après 7 séances en 5 semaines, le patient est allé faire une randonnée en montagne de 15 kilomètres, ce qui ne lui avait pas été possible depuis le retour de ses douleurs post-opératoires! Médecine manuelle non conventionnelle visant à la prévention, au diagnostic et au traitement des troubles de l’appareil locomoteur et de leurs effets néfastes sur la santé, l’approche chiropratique arrivait donc à point nommé dans le parcours de soins de ce patient …à qui il convenait de proposer un parcours de santé holistique. “La réponse a été très rapide: dès la première séance le patient a été capable de monter les escaliers avec une douleur atténuée” se réjouit Vincent, pour qui les résultats prometteurs récents restent évidemment à consolider dans le temps. “Il ne s’agit pas là d’une solution miraculeuse, mais l’apport de la thérapie laser dans la prise en charge a montré un réel avantage pour ce patient; de façon globale je trouve que c’est un formidable outil au quotidien qui permet d’agir en profondeur, comme un prolongement de la main du thérapeuthe” analyse t-il. “Si on prend l’exemple d’une lombalgie aiguë, l’utilisation de la thérapie K-Laser en amont de la prise en charge chiropratique permet au chiropracteur d’intervenir sur une colonne lombaire souple et détendue, affranchie des spasmes musculaires, plutôt que sur une colonne verrouillée tel un bloc de béton”  illustre Vincent.

*La maladie de Dupuytren est une fibrose rétractile irréductible de l’aponévrose palmaire de la main avec rétraction et flexion des doigts, perception de nodules durs et épaississement de l’aponévrose palmaire moyenne.

Propos recueillis par Nathaly Mermet, Journaliste scientifique et médicale

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