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Suivi de la scoliose chez l’adolescent et indications chirurgicales

Scoliose Dorso-Lombaire | La scoliose à l’âge adulte : quelles solutions ?

Modérateur : Dr Clément Bonhomme (Médecin Physique et Réadaptation), avec Dr Jean-Luc Clément (chirurgien orthopédiste) & Dr Florent PENNES (Neurochirurgien)

Prendre en charge une scoliose suppose d’en connaître l’évolution naturelle. L’évolution angulaire d’une scoliose se fait selon une courbe qui possède trois périodes distinctes (fig. 3). Dans la période de l’enfance, la pente de la droite est douce et la scoliose faiblement évolutive. A partir des premiers signes pubertaires, et jusqu’à la fin de la croissance, la pente est plus raide et la scoliose devient très évolutive (en moyenne 1 degré par mois). Après la fin de la croissance la scoliose n’est plus évolutive si l’angulation est inférieure à 35 ou 40°. Au delà de ces angulations, la scoliose de l’adulte continue à s’aggraver sournoisement de 1 degré par an.

Ceci constitue en fait un cadre général qui s’applique pendant la croissance aux scolioses évolutives. Mais toutes les scolioses ne sont pas évolutives (12% à 70% selon les auteurs). Certaines ne le sont pas mais le deviendront notamment lors de la croissance rachidienne pubertaire. Certaines sont dites malignes et ont une évolution beaucoup plus sévère. C’est là qu’interviennent les éléments pronostiques tels que la topographie de la courbure, l’âge de découverte et l’angulation de départ. Le pronostic est complètement différent pour une scoliose thoracique infantile de 30° chez un enfant de 4 ans et une courbure de même angulation, double majeure réputée plus stable, chez une adolescente de 14 ans déjà réglée et proche de sa fin de croissance.

Ainsi toute scoliose avérée, c’est-à dire avec une gibbosité et avec une angulation supérieure à 10° doit être surveillée tous les 6 mois par une radiographie EOS. Le traitement sera mis en route si la preuve évolutive est faite et si l’angle a dépassé 20°.

Enfin, l’histoire de la scoliose à l’age adulte est marquée par les lombalgies avec radiculalgies pour les courbures lombaires et dorsolombaires, liées à l’arthrose et aux dislocations rotatoires. Ces instabilités vertébrales sont très invalidantes (fig. 4). Les scolioses dorsales importantes sont responsables d’une insuffisance respiratoire avec constitution d’un cœur pulmonaire chronique. La mortalité de la population porteuse de scolioses sévères est supérieure à la normale.

Il est dans les « habitudes » de traiter la scoliose par de la rééducation voire de prescrire des orthèses plantaires. Il faut clairement dire que l’on n’a jamais démontré scientifiquement que la rééducation ou les orthèses plantaires changeaient quelque chose à l’évolution naturelle de la scoliose. La kinésithérapie n’est pas indiquée au cours de la simple surveillance des scolioses et ne doit pas remplacer les activités sportives qui sont à encourager.

Les résultats que l’on obtient avec les traitements par corset, nous ont montré que l’on ne sait pas corriger une scoliose mais que l’on sait stopper l’évolution dans 80% des cas. On cherche donc, avec des traitements les moins contraignants possible, à amener le patient , en fin de croissance, avec une angulation qui ne sera pas supérieure à l’angulation de départ. C’est dire qu’il faut traiter le plus tôt possible, dès lors que l’on a la preuve que la scoliose s’aggrave spontanément. Les corsets faits sur mesure, très réducteurs, permettent par un port à mi-temps nocturne d’atteindre cet objectif (fig.5).

Au delà de 40°, le traitement chirurgical est nécessaire pour corriger la déformation et mettre à l’abri d’une évolution inéluctable à l’âge adulte. L’opération consiste à mettre en place une instrumentation vertébrale qui assure la correction de la déformation et à réaliser une arthrodèse vertébrale destinée à maintenir le résultat pour le long terme. Des progrès que l’on peut qualifier de considérables, ont été réalisés ces dernières années. Les nouvelles instrumentations vertébrales et notamment l’utilisation de vis pédiculaires permettent des corrections très satisfaisantes. La correction morphologique est de qualité. La réduction que nous obtenons à Lenval est en moyenne de 80% (fig. 6).

Les indications concernent les scolioses thoraciques au-delà de 45° et les scolioses thoraco-lombaires ou lombaires au-delà de 35°. L’intervention doit être réalisée chez l’adolescent, à partir de Risser 2, après les premières règles. A cet âge, la scoliose est encore souple, la consolidation est constante, le risque neurologique faible et le résultat sera de qualité et stable dans le temps. A l’âge adulte en revanche, le rachis est raide, la consolidation difficile à obtenir (25% de rupture de matériel par pseudarthrose), le risque neurologique plus important et la réduction sera modeste.

 

Retrouvez toutes les communications de la journée en replay :

Regardez le REPORT de cette journée ! 

SCOLIOSE DORSO-LOMBAIRE :

FACE à FACE – Pubalgie de la prévention à la thérapeutique | Christian GAL, kinésithérapeute du sport & Dr Clément BONHOMME, médecin physique et réadaptation

FACE à FACE – Lombalgies chroniques : quelles solutions ? | Dr Haiel ALCHAAR, neurologue & Dr Rémi PONCER, chirurgien orthopédiste

LÉSIONS MUSCULAIRES DU SPORTIF :

FACE à FACE – Prise en charge de la Gonarthrose | Dr Alain MANDRINO, chirurgien orthopédiste & Dr Patrice KUGELSTADT, rhumatologue

PRISE EN CHARGE DE L’OMARTHROSE :

EXAMEN CLINIQUE – Tests d’instabilité de l’épaule

EXAMEN CLINIQUE – Évaluation de la laxité antérieure

 


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