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L’apparition de nouvelles techniques chirurgicales de reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) du genou ont permis d’obtenir, ces 20 dernières années, une nette amélioration des résultats cliniques. Cependant, même si elles sont rares, certaines complications subsistent.

Parmi elles, on distingue l’AMI (Arthrogenic Muscle Inhibition) que l’on peut définir comme un déficit d’extension du genou associée à une contraction altérée du muscle quadriceps fémoral et à une contraction réflexe des muscles ischio jambiers. Ce déficit d’extension fait partie de ces complications majeures avec des conséquences à court terme importantes mais aussi à long terme, puisqu’il serait à l’origine d’une augmentation du taux d’arthrose.

L’origine de ce déficit d’extension n’est actuellement pas clairement établie. Une des hypothèses, pouvant expliquer ce phénomène, réside dans l’inhibition neurologique centrale de la contraction volontaire de l’appareil extenseur, après traumatisme articulaire du genou. Ce mécanisme automatique d’inhibition du quadriceps associé à une contraction reflexe des ischios jambiers est aussi parfois retrouvé en post-opératoire, après ligamentoplastie du LCA.

A l’heure actuelle, peu d’évaluations objectives ont mis en évidence ce phénomène ni pu déterminer pourquoi il existe une grande variabilité entre les patients après une entorse grave ou une chirurgie du genou. En effet, certains patients présentent une AMI et d’autres non. L’origine cérébrale du problème n’a jamais été explorée mais il est possible qu’il s’agisse du chainon manquant expliquant cet important problème.

« Quand un médecin rhumatologue et un chirurgien spécialiste de l’épaule échangent sur les ruptures de la coiffe, ils parlent d’idées reçues »

Quelques exemples de phrases prononcées avec grande assurance sur les réseaux sociaux :

« Un patient qui a une rupture de coiffe ne peut pas lever le bras », « Les infiltrations de corticoïdes sont dangereuses pour la coiffe », «On ne peut pas faire plus de 3 infiltrations de corticoïdes dans l’épaule », « Un patient de 70 ans est trop âgé pour se faire opérer de la coiffe », « Il ne faut jamais opérer une rupture de coiffe chez un patient en accident du travail »

Que d’idées reçues !!!

Que d’idées reçues qui jettent le trouble et la confusion dans l’esprit des patients Il ne faut surtout pas les généraliser , il faut même parfois les dénoncer.

Quand un médecin et un chirurgien parlent des ruptures de la coiffe des rotateurs, ils s’appuient sur leurs expériences respectives mais aussi sur les données de la littérature et de la recherche clinique effectuée au centre orthopédique SANTY.

Leurs échanges constructifs permettent de rétablir certaines vérités qui vous aideront vraiment dans vos pratiques quotidiennes