Environnement de notre Chambre… l’impact sur notre sommeil

 

 

 

 

 

 

Lionel GREMILLARD

Ostéopathe

 

Deux études révèlent un usage croissant des écrans à l’heure du coucher, et au-delà. Une veille numérique néfaste à la santé des enfants, et des adultes.

 

Une chose est sûre, l’interface relationnelle et informationnelle de l’écran modifie les perceptions des personnes. Dans le champ des neurosciences comme dans celui des sciences sociales, le constat est sans appel. Pour autant, l’état de la recherche ne permet pas de décrire un impact des écrans sur nos cerveaux. Il y aurait plutôt autant d’impacts (ou presque) qu’il y a de technologies, d’usages, voire de personnes.

La production de lumière bleue stoppe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil sécrétée par la glande pinéale (épiphyse) du cerveau.

La mélatonine rythme un grand nombre de paramètres physiologiques, tels que le fonctionnement de divers organes, la température du corps, l’éveil et le sommeil ainsi que certaines sécrétions hormonales comme le cortisol (l’hormone du « stress »).

Elle atteint un pic de sécrétion entre 2h et 4h du matin. Sa synthèse s’arrête au lever du jour, lorsque la luminosité augmente.

La lumière artificielle ou « lumière bleue » perturbe l’horloge biologique et par cela même le sommeil. Cette lumière artificielle active des photorécepteurs situés dans la rétine, ce qui empêche la synthèse de la mélatonine. Différentes études ont montré que la télévision avait des conséquences néfastes sur le sommeil. Ceci étant, elle n’est pas la seule à incriminer : l’ordinateur, les jeux sur console ou sur ordinateur, l’utilisation d’internet et du téléphone mobile sont associés à des éveils et à un sommeil de médiocre qualité La lumière agit directement en augmentant le niveau d’activité et d’éveil et retarde l’endormissement.  La pénombre,  la température adaptée et le silence favorisent l’endormissement et son maintien.

Pour bien dormir il faut proscrire tout écran de la chambre à coucher mais pas que, la qualité du sommier ou du matelas, les effets de l’environnement sur le sommeil peuvent être redoutables. Bruits, température et mauvais accessoires de literie sont également importants.

Le bruit est le principal perturbateur de sommeil, en particulier en ville. D’après une enquête menée en 2013 par l’INSV et la MGEN (1), près d’un tiers des dormeurs se plaignent de leur environnement sonore (transports en commun, voisinage, proches…). Le bruit peut entraîner des micro-réveils, dont la personne ne se souvient pas ou des réveils plus longs pouvant devenir des insomnies. Même si la personne ne se souvient pas s’être réveillée, ces micro-réveils entraînent une fragmentation du sommeil et impactent négativement sa fonction de récupération.

La température est également un facteur majeur de l’environnement du sommeil. En effet, pendant la nuit, le corps est plus sensible aux hausses de température, car les mécanismes de régulation interne fonctionnent au ralenti. L’idéal pour une bonne nuit est de faire baisser la température de la chambrepar rapport aux pièces de vie. Une température plus basse favorise la baisse de température du corps et donc des conditions propices à un bon sommeil.

Les accessoires de literie, oreiller couette et sur matelas sont également des compagnons à ne pas négliger pour faire de vos nuits des moments de récupération et de plaisir.

La literie et les oreillers doivent être de qualité, adaptés à votre position de sommeil, votre poids. Un oreiller mal adapté conduit a de fréquents mouvements et réveils de réajustement.

 

Nos recommandations :

– Eteindre les écrans deux heures avant le coucher
– S’exposer au maximum à la lumière du jour car le manque de lumière solaire rend encore   plus sensible à la lumière des écrans

– la chambre doit être la pièce la plus tranquille de la maison

– les éléments de literie doivent être choisis avec soin surtout l’oreiller

 




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