Communications de la journée

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Docteur, j’ai une lésion méniscale, dois-je me faire opérer ? | Dr Bruno MILETIC, Chirurgien Orthopédiste

La prise en charge d’une lésion méniscale consiste, entre autres, à obtenir la cicatrisation de cette dernière dans le but de retrouver l’indolence et de limiter l’évolution arthrosique. Comme le ménisque est non seulement un amortisseur, mais contribue aussi hautement à la stabilité articulaire avec ses cornes postérieures interne et externe, sa préservation méniscale est primordiale, d’autant plus si elle est périphérique (zone vascularisée du ménisque), donc à fort potentiel de cicatrisation. Pour la guérison méniscale, l’intégrité ligamentaire du genou est indispensable. La méniscectomie ne doit être envisagée qu’en dernier recours lorsque la lésion n’est pas réparable, ou située dans la zone avasculaire du ménisque, qui est à faible potentiel de cicatrisation. Dans tous les cas, la méniscectomie doit être la plus économe possible.

Le traitement médical garde sa place principalement pour les lésions dégénératives sur un genou stable. Pour les lésions traumatiques, ou sur un genou instable, un traitement chirurgical par arthroscopie est en principe indiqué. La préservation méniscale doit rester l’objectif principal pour prévenir une dégénérescence arthrosique de l’articulation et assurer la durabilité de l’activité sportive.

Indications prothèse de genou et reprise sportive | Dr Romain LETARTRE, Chirurgien Orthopédiste

Aujourd’hui le but des séniors n’est pas de vivre le plus longtemps possible mais de vivre le plus longtemps possible en bonne santé. L’OMS utilise de plus en plus ce critère que le critère classique de longévité.  Et pour vivre longtemps en bonne santé l’OMS recommande de faire du sport.

En France plus de 50000 prothèses de genou sont posées tous les ans à des patients plus ou moins âgés. Ils nous demandent systématiquement quelles activités seront encore possibles après la pose de la prothèse. Nous devons adapter notre réponse à chaque patient. Et la réponse n’est pas la même s’il s’agit d’une prothèse totale ou d’une prothèse unicompartimentale ou encore s’il s’agit d’une prothèse charnière ou d’une une prothèse à glissement. Il faudra adapter notre réponse au type de patient et au type de prothèse posée.

La réathlétisation générale après chirurgie et rééducation | Anthony MARTINS, Préparateur physique

Le rôle du préparateur physique dans la prise en charge du sportif blessé est parfois encore mal défini et mal compris.

En effet, la frontière entre les champs d’intervention du kiné et celui du préparateur physique se croisent et suscitent parfois confusion au sein du staff.

Pourtant, c’est cette interconnexion entre les champs de compétences, qui fait la force d’une prise en charge commune, et au service de l’athlète et du club. Pour garantir un retour sur le terrain dans les meilleurs conditions possible.

Les champs d’interventions du préparateur physique dans un contexte de réathlétisation seront les suivants :

– Préparation physique pré-opératoire : gestion du poids, entretiens des qualités physiques, musculation spécifique

– Soutiens de la rééducation : le chirurgien, le médecin du sport et le kiné donnent le rythme de la cicatrisation de la blessure et guident le préparateur physique sur les actions à mener pour appuyer le travail du kiné.

– Entretien des qualités physique : travail sur les membres sains pour limiter la perte de temps – « l’effet controlatéral »

– Retour de l’athlète « sain » à son niveau de compétition.

– Travail préventif : Evaluation biomécanique et neuromécanique de l’athlète pour mettre en lumière les déséquilibres pouvant conduire à la blessure ou récidive.

En résumé, le préparateur physique pourra jouer un rôle dans chaque étape de la blessure et venir appuyer le travail du staff médical pour accélérer le retour de l’athlète à son meilleur niveau.

Prise en charge du genou post-opératoire en reprogrammation neuromotrice | Charlotte RIEU, Ostéopathe

Dans les suites de chirurgie de lésions traumatiques ; osseuses (fractures…), ligamentaires (LCA, entorses du genou…) ou musculo tendineuse, des déficits de la commande motrice (instabilité chronique, manque de force, différence de recrutement musculaire…) peuvent perdurer malgré une rééducation pertinente. Le reprise des activités physique et quotidienne est alors compromise. Il s’agit là d’inhibitions motrices d’origine centrale.

Une nouvelle approche de reprogrammation neuromotrice reposant sur les dernières avancées en neuroscience ; notamment sur les travaux en imagerie mentale, associé un travail de proprioception et l’utilisation de sons de basses fréquences, permet de prendre en charge rapidement ces inhibitions motrices.

Nous aborderons les bases scientifiques, l’intérêt rééducatif et les limites pour chaque élément de ce trépied. La neurophysiologie de la commande motrice, ainsi que la notion d’inhibition motrice seront également explicitées.

Les lésions capsulo-labrales chirurgicales du sportif | Dr Hubert BAUDSON, Chirurgien Orthopédiste

Il s’agit de faire un rappel anatomique sur les structures anatomiques qui stabilisent l’épaule dont la capsule articulaire ainsi que le bourrelet glénoïdien . Les notions d’épidémiologie  seront abordées , les sports à risques et la population concernée.

On abordera également les causes des pathologies capsulo-ligamentaire de l’épaule et leur conséquences. Les notions de laxité et d’instabilité seront expliquées. Les définitions de la subluxation et de la luxation seront éclaircies.

La notion d’hyper laxité également. Et enfin , on discutera des différents traitements possibles, de la rééducation à la chirurgie.

Ciel, une prothèse d’épaule : indications et suite sportive | Dr Christophe MONNIN, Chirurgien Orthopédiste

Le nombre de prothèses d’épaule implantées est en croissance . Cette intervention s’adresse à des patients âgés mais aussi plus jeunes encore actifs et sportifs . L’indication d’une arthroplastie d’épaule qu’elle soit partielle ou totale est posée selon des critères médico-chirurgicaux bien précis . Reprendre le sport après l’implantation d’une prothèse  d’épaule est une notion peu documentée dans la littérature . Le but de cette communication est de montrer quels types d’implants sont utilisés actuellement, en fonction des motivations du patient, des conditions locales,  (trophicité de la coiffe des rotateurs, qualité du stock osseux glénoïdien ), et quelle reprise d’activité sportive ( type de sport, quel niveau sportif) peut être envisagée, après quelle préparation et dans quel délai . Les voies d’abord chirurgical, respectant les parties molles (tendons, muscles) et l’os exploitable sont également fondamentales dans le résultat obtenu . La durée de vie d’une prothèse d’épaule reste à ce jour aléatoire et compte tenu de l’augmentation du nombre d’implantations, les industriels, les ingénieurs en collaboration avec les chirurgiens orthopédistes sont en constante recherche d’implants toujours plus fiables, (les perspectives d’avenir seront évoquées), l’objectif étant d’obtenir après le geste chirurgical d’arthroplastie une épaule mobile indolore et stable à long terme . 

Rééducation des prothèses d’épaule et sport | Yann COMPAGNON, Kinésithérapeute du Sport

Les douleurs de l’épaule comptent parmi les pathologies les plus fréquemment rencontrées dans nos cabinets.

Les objectifs d’une chirurgie prothétique de l’épaule sont d’améliorer la mobilité articulaire et de soulager les douleurs.

Il existe différents types de prothèses (anatomiques, inversées) dont l’indication dépendra du bilan pré-opératoire avec notamment l’état du complexe de l’épaule aussi bien d’un point de vue osseux que tendineux.

En fonction de la prothèse posée, nous adapterons nos protocoles de rééducation en respectant les spécificités de chacune et nous guiderons le patient dans la reprise d’un sport adapté.

L’articulation entre le chirurgien et le kinésithérapeute | Grégory WIECZOREK, Kinésithérapeute du Sport

Avoir un plan de rééducation pré opératoire et un plan de rééducation post opératoire adaptés peut aider le patient et surtout améliorer l expérience de la chirurgie orthopédique notamment.

La recherche montre aujourd’hui que plus le patient est en « forme » avant l intervention est meilleure sera le bénéfice sur sa récupération post opératoire.

Tout ceci ne peut avoir du sens que si la relation entre le chirurgien et le kinésithérapeute est optimale.

L’onion dans le sport, ce n’est pas le pied | Dr Mohamed RTAIMATE, Chirurgien Orthopédiste

Communément appelé l’oignon la pathologie de l’hallux valgus englobe généralement l’hallux valgus mais il ne faut pas oublier l’hallux rigidus et la pathologie sésamoïdienne fréquente chez certains sportifs.

L’hallux valgus est par définition :

  • Une Déviation laterale l’hallux
  • Première lésion de l’hallux en termes de fréquence
  • Retentissement fonctionnel non négligeable

Sa pathogénie est :

  • Anomalie morphologique (longueur importante de l’hallux : canon pied Égyptien)
  • Rôle de la chaussure
  • Lésions post-traumatiques
  • (Sport)
  • Le métatarsus varus
  • Le pied plat valgus
  • Facteurs congénitaux                       
  • (25%)

Sa clinique habituelle :

  • L’exostose
  • La douleur
  • Les difficultés de chaussage

Son traitement est médical d’abord, rééducation fonctionnelle, orthèses, semelles avant d’être chirurgicale. Plusieurs. Technique en fonction des cas.

L’hallux rigidus sa définit :

  • Comme une Arthrose métatarsophalango-sésamoïdienne
  • Deuxième lésion la plus fréquente de l’hallux
  • Retentissement fonctionnel non négligeable

Sa pathogénie :

  • Anomalie morphologique (longueur de l’hallux)
  • Ostéochondrite disséquante de la tête du 1° méta
  • Lésions post-traumatiques
  • Arthrites de la métatarso-phalangienne
  • Lésions post-chirurgicales

Sa clinique se caractérise essentiellement par une douleur c’est le stade 1 et une raideur c’est le stade 2 avec un aspect globuleux de l’articulation métatarsophalangienne,

Son traitement est médical d’abord, infiltration, rééducation fonctionnelle, orthèses, semelles avant d’être chirurgicale. Plusieurs. Technique en fonction des cas.

Les Lésions sésamoïdiennes plus rares impose d’être prudent en termes de chirurgie.

De la bonne prescription d’examens paracliniques en cas de chirurgie :

  • Dr Béchir BOUDJEMAA, Médecin du sport
  • Dr Hubert BAUDSON, Chirurgien Orthopédiste
  • Dr Christophe MONNIN, Chirurgien Orthopédiste
  • Grégory WIECZOREK, Kinésithérapeute du Sport
  • Dr Romain LETARTRE, Chirurgien Orthopédiste

La prescription d’examen paraclinique est primordial avant de décider d’une intervention chirurgicale. Médicolégalement les chirurgiens n’ont plus le droit de réaliser une arthroscopie du genou pour méniscectomie si une IRM ou un arthroscanner n’a pas été réalisé au préalable. Dernièrement c’est surtout l’IRM plutôt que l’arthroscanner qu’il faudra prescrire. L’IRM étant un examen non irradiant et non invasif à l’inverse de l’arthroscanner.

Concernant le genou il est aussi primordial d’avoir de bonnes radiographies de face, de profil strict, en schuss, une incidence fémoro-patellaire à 30° de flexion et souvent un pangonogramme en charge qui nous permet d’avoir l’axe de la jambe du patient.

A l’inverse l’échographie est peu contributive dans le genou et elle est souvent prescrite à tort. Elle ne permet pas un bon examen des ménisques ni des ligaments croisés. La plupart du temps une IRM complémentaire sera demandée rendant l’échographie inutile.

Elle peut montrer un épanchement intra-articulaire ou un kyste poplité.

La cheville chirurgicale : les bonnes indications / Quoi de neuf en 2019 sur la rééducation de la cheville instable avant la chirurgie ? 

  • Dr Marc RICHIR, Chirurgien Orthopédiste
  • Pierre-Yves CARLIER, Kinésithérapeute 
  • Dr Béchir BOUDJEMAA, Médecin du Sport

Les chevilles traumatiques sans fracture sont le plus souvent des entorses. Le traitement fonctionnel reste la base essentielle du traitement des entorses : marche en appui, contention, élévation, anti-inflammatoires.

L’instabilité de cheville est rare et les indications chirurgicales également. La kinésithérapie adaptée permet souvent de résoudre l’instabilité subjective des patients. La radiologie standard permet de faire le diagnostic de laxité pour les instabilités chroniques.

Il faut rester très « clinique », ne pas demander d’examen complémentaire inutile.